Formation / Étudiants en pharmacie en détresse L’autre urgence sanitaire

Bienvenue dans cette formation, dédiée non pas aux techniques de gestion ou aux performances économiques, mais à un enjeu bien plus fondamental : la santé mentale des étudiants en pharmacie, et plus largement, de toutes les personnes qui se construisent aujourd’hui au sein de notre filière.

Avant d’entrer dans le contenu, je vous propose de faire un pas de côté. De laisser momentanément de côté les indicateurs, les projets de développement officinal, les réformes successives… pour regarder ce qui se joue derrière les portes des amphithéâtres, des stages hospitaliers, des comptoirs d’apprentissage.
Car au printemps 2025, un rapport publié par l’ANEPF – l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France – a mis en lumière une réalité d’une violence silencieuse. Une réalité que nous connaissions intuitivement, que certains observaient au quotidien… mais qui n’avait jamais été quantifiée avec autant de précision.

Quelques chiffres, qui devraient tous nous interpeller, en tant que professionnels de santé, tuteurs, managers, enseignants ou maîtres de stage :

  • 50 % des étudiants ont vécu une crise d’angoisse cette année.
  • 1 étudiant sur 3 a eu des pensées suicidaires.
  • 14 % présentent une dépression avérée.
  • 10 % se sont déjà mutilés.

Ces données ne sont pas abstraites. Elles incarnent des vies. Des jeunes qui apprennent à prendre soin… tout en peinant à prendre soin d’eux-mêmes.
Elles racontent une génération fragile, exigeante envers elle-même, souvent en quête de sens, parfois épuisée, trop souvent isolée.

Dans cette formation, nous allons aborder cette thématique avec le sérieux, le respect et la responsabilité qu’elle impose.
Nous allons analyser :
🧭 les causes systémiques (rythmes d’études, pression académique, stages exigeants, attentes professionnelles…),
🧭 les facteurs personnels et générationnels,
🧭 les signaux faibles que nous, tuteurs et pharmaciens, devons apprendre à repérer,
🧭 et surtout, les leviers d’action concrets que nous pouvons mobiliser.

Car la question centrale est simple :
Que faisons-nous, collectivement, pour soutenir les étudiants qui deviendront demain les acteurs de notre profession ?

Sommes-nous capables d’entendre leur détresse ?
De leur offrir un environnement de stage sécurisant ?
D’adapter nos pratiques managériales ?
De casser ce vieux mythe du « parcours difficile mais normal », présenté comme un rite de passage incontournable ?

Cette formation n’a pas pour objectif de culpabiliser qui que ce soit.
Elle a pour objectif d’ouvrir un espace de lucidité, de prise de conscience et d’engagement professionnel. Un espace pour comprendre, prévenir et accompagner.

Aujourd’hui, nous allons ensemble mettre des mots sur des maux longtemps tus.
Parce que protéger la santé mentale des étudiants, c’est protéger l’avenir de notre profession.

🧠 Partie 1 : Des chiffres accablants qui révèlent une urgence silencieuse

L’alerte a été lancée par ceux qui la vivent au quotidien : les étudiants eux-mêmes. L’ANEPF a recueilli les témoignages de 1 648 d’entre eux, entre février et mars 2025. Un échantillon représentatif qui dresse un tableau glaçant.

85 % des répondants estiment que leur cursus a un impact négatif sur leur santé mentale.

Pas un impact marginal. Pas une fatigue passagère. Non. Un impact profond, structurel, durable. Un mal enraciné, presque institutionnalisé.

Alors, que se passe-t-il ?

D’abord, il y a le rythme effréné. Le programme est dense, exigeant, et souvent déséquilibré. Les journées à rallonge, les soirées passées à réviser, les nuits trop courtes. Le temps pour souffler ? Rare. Le temps pour vivre ? Encore plus.

À cela s’ajoute la pression permanente. Celle des examens, bien sûr. Mais aussi des classements, des concours, des affectations. Tout se joue à quelques dixièmes de points. Et cela crée un climat d’angoisse, parfois de compétition malsaine.

Et puis, il y a l’incertitude sur l’avenir. Le modèle économique des officines inquiète, les perspectives d’installation se réduisent, les questions de rentabilité deviennent centrales. Beaucoup s’interrogent : Est-ce que ça vaut le coup ? Est-ce que je me sacrifie pour un métier qui, demain, sera encore viable ?

Mais ce n’est pas tout.

Il y a aussi la solitude. Une solitude sourde, presque honteuse. Car quand on est en pharmacie, on est censé être solide. Rigoureux. Sérieux. Et surtout, ne pas craquer. Parler de ses angoisses ? De sa peur de l’échec ? De son épuisement ? C’est vu comme une faiblesse. Alors on se tait.

Enfin, il y a l’exposition brutale à la souffrance humaine. Beaucoup oublient que les étudiants en pharmacie, dès leurs premières années, sont confrontés à la maladie, à la douleur, à la mort. Que ce soit en stage hospitalier, ou derrière le comptoir d’une officine, ils doivent gérer des patients en fin de vie, des proches désemparés, des situations de détresse aiguë.

Et personne ne leur a vraiment appris à encaisser cela. À accompagner. À garder l’équilibre entre empathie et protection de soi.

Cette réalité, souvent tue, explose aujourd’hui au grand jour.

Et les chiffres ne sont pas de simples indicateurs : ils sont un appel au secours. Un appel qui mérite mieux qu’un simple “on vous entend”. Il mérite une mobilisation.

Alors, dans la suite de cet épisode, on va explorer les réponses proposées. Les leviers d’action. Car heureusement, des pistes existent. Et la bonne nouvelle, c’est qu’elles sont nombreuses, concrètes et applicables.

Mais d’abord, j’aimerais poser une autre question essentielle : quelle est la responsabilité de notre système universitaire et professionnel dans cette crise ? Et que peut-on faire, chacun à notre niveau – enseignant, pharmacien, maître de stage, titulaire – pour inverser la tendance ?

💬 Partie 2 : Ce n’est pas une nouveauté, mais une aggravation

Le plus inquiétant dans cette histoire, c’est que ce mal-être étudiant n’a rien d’un phénomène nouveau.

On ne découvre pas la détresse des jeunes en 2025. Elle ne surgit pas ex nihilo, comme une mauvaise surprise. Non, cela fait plus de vingt ans que les premiers signaux ont été envoyés. Que des voix s’élèvent pour dire : Quelque chose ne va pas dans notre façon de former les soignants.

Mais voilà, pendant longtemps, on a préféré minimiser. Relativiser. Enterrer. Peut-être parce que ce mal-être était diffus, difficile à objectiver. Ou peut-être parce qu’il mettait en lumière un inconfort collectif : celui de devoir repenser un système universitaire profondément ancré dans la performance, la compétition, l’élitisme.

Et puis est arrivé le COVID. Le révélateur. L’accélérateur.

La pandémie a agi comme un coup de projecteur sur un système déjà à bout de souffle. L’enseignement à distance, les confinements à répétition, la rupture du lien social, l’isolement forcé dans des chambres de 9 m²… Cela a eu un effet dévastateur sur des jeunes déjà en tension.

Et depuis ? Depuis, les chiffres ne cessent de grimper. L’angoisse s’est installée. Le stress est devenu chronique. Le désengagement s’est banalisé.

Alors bien sûr, on a vu émerger des campagnes, des hashtags, des journées de sensibilisation. Le gouvernement a même fait de la santé mentale une « grande cause nationale ».

Mais soyons clairs : pour de nombreux étudiants en pharmacie, cette grande cause nationale reste une grande cause invisible.

Sur le terrain, les choses évoluent trop lentement. Trop timidement. Trop partiellement.

Et pendant ce temps, chaque rentrée universitaire accueille une nouvelle vague d’étudiants épuisés, angoissés, parfois déjà brisés avant même d’avoir franchi les portes d’une officine.

C’est une spirale dangereuse. Car former des professionnels du soin sur un terreau de souffrance, c’est courir le risque de fragiliser tout l’édifice de santé publique que l’on veut construire.

📍 Partie 3 : Les propositions concrètes de l’ANEPF – Un plan d’action en 33 points

Face à la détresse psychologique des étudiants, l’ANEPF n’a pas choisi la plainte.
Elle a choisi l’action.
Elle ne s’est pas contentée de pointer les failles : elle les a traduites en 33 propositions concrètes, structurées, applicables, autour d’une conviction : la santé mentale n’est pas une option, c’est un droit fondamental.

Ce plan d’action s’articule autour de trois piliers essentiels – qui forment, ensemble, une véritable stratégie de transformation :

         🧩 1. Améliorer l’accès aux ressources d’aide

Parce qu’on ne peut pas se reconstruire seul.
Parce que quand le mental vacille, le premier besoin, c’est de ne pas être seul face à soi-même.

Parmi les propositions clés :

  • Des psychologues dédiés dans chaque UFR, avec permanences physiques régulières et possibilité de téléconsultations anonymes et gratuites.
    👉 Pour que chaque étudiant, dans chaque ville, ait un point d’ancrage.
  • Un guichet unique d’accès à l’aide, recensant toutes les ressources disponibles (soutien psy, aides sociales, urgences médicales, référents, etc.), accessible via une appli mobile et le site de la fac.
    👉 Parce qu’en situation de détresse, on ne cherche pas dans dix endroits.
  • Un droit à 4 jours d’absence par an, sans justificatif, pour motif de santé mentale.
    👉 Inspiré du modèle scandinave, ce droit permet de prendre un temps pour soi, sans stigmatisation.
    Parce que prévenir vaut toujours mieux que guérir.

        🏫 2. Créer un environnement académique plus sain

L’environnement universitaire n’est pas neutre. Il peut être ressourçant… ou destructeur.

L’ANEPF propose des actions fortes pour faire de l’université un espace d’apprentissage, pas d’épuisement :

  • Réduire la surcharge administrative et les redondances pédagogiques, notamment en 5e et 6e année, où le cumul cours/stage/études devient délirant.
  • Limiter le nombre d’évaluations dans certaines périodes critiques, et proposer des formats d’évaluation diversifiés, moins anxiogènes (QCM, cas pratiques, oraux formatifs).
  • Mettre en place des cellules de veille et de médiation, avec des référents identifiés, pour détecter les signaux faibles, accompagner les situations à risque et prévenir les décrochages.
  • Former les enseignants à la posture pédagogique bienveillante, à la reconnaissance de la souffrance psychique et aux relais vers les dispositifs d’aide.

👉 Parce qu’un prof peut être un déclencheur… ou un tuteur de résilience.

         🧠 3. Former à la gestion de la santé mentale – la leur, et celle des patients

C’est peut-être la partie la plus visionnaire du plan.

L’ANEPF propose de faire entrer la santé mentale dans le cœur de la formation des futurs pharmaciens – non pas comme un module optionnel, mais comme une compétence fondamentale.

Parmi les propositions structurantes :

  • Des formations sur la gestion de son propre équilibre mental :
    « Comment bien vivre ses études », « Prévenir l’épuisement », « S’organiser sans se cramer », « Connaître les signaux d’alerte chez soi ».
  • Des modules sur la posture d’écoute et l’orientation des pairs :
    Comment accueillir la souffrance d’un camarade sans se substituer au soignant ?
    Comment ne pas banaliser, ni dramatiser, mais agir juste ?
  • L’intégration au cursus de modules sur la santé mentale des patients :
    • Repérage des troubles anxieux et dépressifs à l’officine ;
    • Cas cliniques en officine ou en milieu hospitalier ;
    • Exercices de simulation en écoute active et en entretien motivationnel.

👉 Parce que demain, le pharmacien sera en première ligne face aux fragilités mentales. Il doit être prêt. Et ça commence dès aujourd’hui.

        🎯 Un plan réaliste, ambitieux… et surtout, applicable

Ce qui frappe dans ces 33 propositions, c’est leur cohérence.
On n’est pas dans la revendication abstraite. On est dans le concret, le mesurable, le pragmatique.

  • Certaines mesures peuvent être appliquées immédiatement par les universités ou les associations étudiantes ;
  • D’autres exigent un cadrage national, un financement structurel, un engagement politique clair.

Mais toutes convergent vers une même ambition :
🧭 Faire de la formation en pharmacie un lieu d’excellence académique et de bienveillance humaine.

Et si nous voulons que les pharmaciens de demain tiennent debout, il faut leur offrir les conditions pour grandir, pas juste pour survivre.

 🧑‍⚕️ Partie 4 : Pourquoi le pharmacien doit aussi être un sentinelle de la santé mentale

Et si la pharmacie devenait l’un des nouveaux bastions de la santé mentale de proximité ?

Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité.

Parce que la pharmacie est aujourd’hui l’un des derniers lieux de santé où l’on entre sans rendez-vous, sans carte vitale à dégainer, sans avoir à justifier de son mal-être.

C’est un lieu d’accès direct, immédiat, humain.
Un lieu où les barrières tombent : on y vient pour une ordonnance, mais on reste parfois pour une confidence.

👉 Nous, pharmaciens, sommes souvent les premiers professionnels de santé sollicités – parfois avant le médecin, avant le psychologue, avant même que la personne n’ait mis des mots sur ce qu’elle traverse.

Et ça, c’est une responsabilité. Mais aussi une formidable opportunité d’agir.

🎯 Le rôle du pharmacien : trois leviers concrets

Pour que cette mission soit réellement remplie, encore faut-il la prendre au sérieux. La nommer. L’assumer.

Car un pharmacien bien formé peut :

  1. Identifier les signaux faibles
    Fatigue chronique, anxiété exprimée entre deux phrases, isolement, changement d’habitudes de consommation… Ces signes, nous les voyons. Reste à les interpréter correctement. Cela demande de l’attention, une posture d’écoute, une lecture fine de l’humain.
  2. Ouvrir un espace de parole déculpabilisé
    Poser une question simple : « Est-ce que vous tenez le coup en ce moment ? », « Est-ce que vous en avez parlé à quelqu’un ? »
    Cela peut suffire à briser l’isolement. À ouvrir une brèche dans le silence.
  3. Orienter, guider, sécuriser
    Vers un médecin généraliste, un CMP, un psychologue, un dispositif local. En tenant compte de la réalité du patient, de sa capacité à agir, de ses freins.

🧱 Mais avant tout… renforcer les fondations

Soyons clairs : on ne peut pas être sentinelle de la santé mentale si l’on est soi-même à bout.

💡 Un étudiant fragilisé, un préparateur épuisé, un jeune diplômé en détresse… n’aura ni la force ni la disponibilité mentale pour accueillir celle des autres.

Et c’est là que tout se joue.
Avant de vouloir « prendre soin » du public, il faut prendre soin de notre équipe officinale, de nos jeunes, de nos stagiaires.

Cela commence par :

  • Un climat bienveillant, non toxique, sans humiliation ni pression permanente.
  • Une supervision régulière, notamment lors des situations complexes avec des patients.
  • Des temps de parole pour évoquer les difficultés vécues au comptoir.
  • Et pourquoi pas, à terme, un référent santé mentale par officine, formé à la détection et à l’orientation.

Ce n’est pas une perte de temps.
C’est un investissement en santé publique, et un acte de management responsable.

🌍 Une nouvelle dimension pour la pharmacie

En devenant des vigies du mal-être psychique, nous ne changeons pas notre métier. Nous l’élargissons.

Nous intégrons à notre rôle de professionnel de santé une dimension humaine, sociale, communautaire.

Et si chaque pharmacie devenait demain un lieu ressource, où les troubles psychiques ne sont ni tus ni stigmatisés, mais reconnus, écoutés, orientés ?

Alors oui, la pharmacie deviendrait un véritable pilier de la santé mentale de proximité.

Et ce jour-là, on pourra dire que notre profession a pris toute sa place dans la chaîne du soin. Et toute sa part dans un enjeu sociétal majeur.

🤝 Partie 5 : Une mobilisation collective indispensable

La santé mentale des étudiants en pharmacie n’est pas qu’un « sujet étudiant ». C’est un enjeu systémique, qui concerne l’ensemble de notre écosystème professionnel.

Ce que demande l’ANEPF ? Pas une révolution, pas des budgets pharaoniques. Non : du bon sens, de l’humanité et de la volonté politique. Des mesures applicables dès aujourd’hui, si – et seulement si – chaque acteur joue son rôle.

🔁 Les universités : piloter la transformation académique

Les facultés de pharmacie doivent devenir des lieux de formation, mais aussi des lieux de protection.

Cela implique :

  • D’adapter les rythmes pédagogiques, en particulier en 5e et 6e années, où l’intensité est parfois démesurée ;
  • D’intégrer des modules sur la santé mentale dans le tronc commun, comme pour tout autre apprentissage en santé publique ;
  • De repenser l’accompagnement des étudiants, avec des référents formés, accessibles, visibles.

🎓 Parce qu’un étudiant épuisé n’apprend pas mieux. Il s’épuise juste plus vite.

🧑‍🔬 Les titulaires d’officine : mentors de terrain

Les stages officinaux ne doivent pas être des zones grises, ni des périodes d’oubli institutionnel.

Les titulaires ont un rôle central à jouer :

  • En instaurant une relation de mentorat fondée sur la confiance et le dialogue ;
  • En assurant un suivi régulier, sans infantilisation ni indifférence ;
  • En osant poser les bonnes questions : « Comment tu vis ce stage ? », « Qu’est-ce qui te pèse en ce moment ? »

Une officine peut être un laboratoire… ou un terrain miné.
Ce sont nos attitudes qui font la différence.

🏛️ Les institutions : garantir les moyens

Pas de politique de santé mentale sans financements. C’est aussi simple – et brutal – que ça.

L’État, les Régions, les ARS, les universités, doivent :

  • Financer durablement des psychologues dédiés à chaque campus ;
  • Soutenir les dispositifs de veille et de repérage, avec des outils numériques, des coordinateurs ;
  • Évaluer l’impact des actions menées, pour ne pas se contenter de slogans.

🎯 Une grande cause nationale sans budget, c’est une grande hypocrisie.

🫱 Et nous tous : briser les silences

Enfin, il y a ce que chacun de nous peut faire : pas demain. Aujourd’hui.

  • Écouter sans juger.
  • Oser poser une question simple à un collègue, un étudiant, un stagiaire : « Comment tu vas, vraiment ? »
  • Ouvrir des espaces de parole en officine, en amphi, en amicale.
  • Participer, relayer, soutenir les actions étudiantes, au lieu de les regarder de loin.

💡 La santé mentale n’est pas qu’un problème médical. C’est une affaire de culture. Et la culture, c’est ce qu’on choisit de faire vivre. Ensemble.

CONCLUSION

Dans le cadre de cette formation, il est essentiel de retenir que la santé mentale des étudiants en pharmacie n’est pas un sujet abstrait ou lointain : elle conditionne directement la qualité future de notre système de soins.

Les chiffres et témoignages que nous avons étudiés montrent une réalité préoccupante, mais ils nous offrent aussi une opportunité : celle d’agir dès aujourd’hui, en tant que formateurs, tuteurs, responsables d’équipes ou pharmaciens engagés.

Quelques points clés à garder en tête :
✔️ Responsabilité collective : chaque acteur du parcours étudiant – enseignants, maîtres de stage, titulaires – a un rôle dans la prévention et le soutien.
✔️ Prévention et repérage : apprendre à identifier les signaux de détresse, même discrets, pour intervenir rapidement et efficacement.
✔️ Actions concrètes : instaurer des temps d’écoute, des dispositifs de soutien psychologique, des pratiques managériales bienveillantes et des espaces de débriefing sécurisés.
✔️ Culture professionnelle : intégrer la santé mentale dans la posture professionnelle, pour former des étudiants résilients, confiants et capables de prendre soin des patients demain.

Prendre soin des étudiants, c’est préserver l’avenir de notre profession. C’est garantir que les futurs pharmaciens exerceront avec engagement, compétence et humanité.

La responsabilité que nous portons n’est pas seulement réglementaire ou morale : elle est stratégique. Chaque geste, chaque attention compte. Et agir dès aujourd’hui, c’est construire un système de santé plus solide, plus humain et plus durable.

Nous avons le pouvoir d’influencer positivement la trajectoire de ceux qui seront demain au service des patients. Et ce pouvoir commence par la conscience, la préparation et l’action immédiate.

Laisser un commentaire

Retour en haut

En savoir plus sur LePharmapreneur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture