D.U Orthopédie

Pourquoi j’ai décidé de participer au DU d’Orthopédie de la Faculté de Rouen :

Durant les vacances de la Toussaint 2025, mon associé Marc-Antoine m’a mis en relation avec la Faculté de Rouen, et plus particulièrement avec le directeur du DU d’Orthopédie. Ils recherchaient un intervenant pour animer deux journées et demie de formation autour des attelles et orthèses du rachis, du genou, de la cheville et du pied.

Depuis quelque temps, la transmission de connaissances et la rencontre avec les futurs titulaires sont devenues de véritables moteurs dans mon parcours. J’éprouve un réel plaisir à partager l’expérience de terrain et à contribuer à la formation des générations à venir.

Ironie du sort : moi qui, quelques années plus tôt, étais si heureux de quitter les bancs de la faculté pour plonger dans la vie professionnelle… me voilà aujourd’hui avec l’envie claire d’y retourner — mais cette fois, du côté des enseignants. La roue tourne !

Je me lance donc pleinement dans ce projet, avec un premier objectif : concevoir une matrice de cours solide et pédagogique, afin de préparer au mieux mes interventions à venir.

Le Rachis :

Chapitre 1 – Anatomie du Rachis : Thorax et ceinture lombaire

Ce premier chapitre présente les bases anatomiques essentielles du rachis, axe central du corps humain. Véritable pilier de stabilité, de mobilité et de protection, le rachis soutient la posture, transmet les charges, protège la moelle épinière et participe à la respiration.

Composé de 24 vertèbres mobiles (7 cervicales, 12 thoraciques, 5 lombaires) et de segments fixes (sacrum et coccyx), il forme une structure articulée et amortissante grâce aux disques intervertébraux, ligaments et muscles paravertébraux. Ses courbures physiologiques (lordoses et cyphoses) assurent un équilibre harmonieux entre souplesse et résistance.

La région thoraco-lombaire, zone de transition entre rigidité thoracique et mobilité lombaire, concentre de fortes contraintes mécaniques, à l’origine de nombreuses pathologies (fractures, lombalgies).

Enfin, la ceinture lombaire, interface entre statique et dynamique corporelle, joue un rôle clé dans la stabilisation du tronc. Qu’elle soit musculaire ou orthopédique, elle participe au maintien postural, à la prévention des douleurs et à la protection fonctionnelle du rachis.

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Chapitre 2 – Pathologies du Rachis

Les affections lombaires représentent aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique, touchant jusqu’à 80 % des adultes au cours de leur vie et constituant la première cause d’invalidité avant 45 ans. Elles résultent d’un déséquilibre entre les contraintes mécaniques exercées sur la colonne et ses capacités fonctionnelles.

Ce chapitre explore les principales pathologies rachidiennes :

  • Les lombalgies aiguës et chroniques, d’origine musculaire, articulaire ou discale, dont la prise en charge associe repos relatif, rééducation et ceintures de soutien ou de maintien pour soulager et stabiliser le segment lombaire.
  • Les sciatiques et radiculalgies, liées à une compression nerveuse (hernie discale, arthrose, instabilité), où les corsets et orthèses de stabilisation favorisent la cicatrisation et limitent la douleur tout en préservant la mobilité.
  • Les douleurs pelviennes et sacro-iliaques, fréquentes chez la femme enceinte ou en post-partum, soulagées par les ceintures pelviennes ou de maternité adaptées.

Enfin, une partie est consacrée à la prévention chez les patients à risque (travailleurs physiques, sportifs), reposant sur l’éducation posturale, le renforcement musculaire et l’utilisation raisonnée des ceintures lombaires.

L’ensemble souligne le rôle central du pharmacien-orthésiste dans le conseil, l’adaptation et le suivi de ces dispositifs, intégrés à une approche pluridisciplinaire alliant soins, rééducation et ergonomie.

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Chapitre 3 – Orthèses lombaires et prise de mesure

Ce chapitre aborde les principes fondamentaux de l’appareillage orthopédique du rachis : rôle, critères de choix et méthode de prise de mesure.
Les ceintures lombaires, qu’elles soient de soutien, de maintien ou de stabilisation, constituent un outil thérapeutique et fonctionnel majeur. Elles limitent les mouvements extrêmes, réduisent les contraintes mécaniques, améliorent la posture et soulagent la douleur, tout en favorisant la reprise du mouvement.

Leur efficacité repose sur trois piliers :

  1. Une indication médicale précise, adaptée à la pathologie (aiguë, chronique, posturale, dégénérative ou gravidique),
  2. Une prise de mesure rigoureuse, garantissant confort et efficacité,
  3. Un suivi orthopédique personnalisé, pour ajuster le port et prévenir les effets indésirables.

Sont ensuite détaillés les différents types d’orthèses (ceintures standards, renforcées, pelviennes, de maternité) ainsi que leurs caractéristiques techniques, indications et objectifs thérapeutiques.
La prise de mesure — tour de taille, hauteur, serrage, essai dynamique — constitue une étape clé pour assurer une adaptation morphologique optimale.

En conclusion, la ceinture lombaire s’intègre dans une prise en charge pluridisciplinaire associant traitement médical, rééducation et conseils posturaux. Bien indiquée, bien mesurée et bien suivie, elle devient un allié de la mobilité et de la rééducation, au cœur du rôle du pharmacien-orthésiste.

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Rachis cervical et collier cervical

Chapitre 1 – Rachis cervical et collier cervical

Le rachis cervical constitue la charnière entre le crâne et le tronc. Formé de 7 vertèbres (C1 à C7), il combine mobilité exceptionnelle et rôle protecteur essentiel de la moelle épinière.
Les deux premières vertèbres, atlas (C1) et axis (C2), assurent les mouvements de flexion-extension et de rotation de la tête, tandis que les vertèbres inférieures (C3–C7) garantissent la souplesse tridimensionnelle du cou.

Cette grande mobilité repose sur un système ligamentaire et musculaire sophistiqué, où les muscles profonds assurent la stabilisation et les muscles superficiels la mobilité. Le cou supporte un poids constant (4 à 5 kg) et subit des contraintes importantes, notamment en flexion prolongée (jusqu’à 25 kg à 60°).

Les affections cervicales (entorses, torticolis, arthroses, névralgies) justifient souvent le recours à une orthèse cervicale (collier souple, semi-rigide ou rigide), dont le rôle est de limiter les mouvements, soulager les tensions musculaires et favoriser la cicatrisation.

Ainsi, la connaissance fine de l’anatomie cervicale permet au professionnel de santé de choisir, adapter et justifier l’usage du collier cervical selon la pathologie et le niveau d’immobilisation recherché.

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Chapitre 2 – Pathologies du rachis cervical

Les affections du rachis cervical sont fréquentes et polymorphes, touchant toutes les tranches d’âge. Qu’elles soient mécaniques, dégénératives, posturales ou traumatiques, elles ont pour point commun la douleur, la raideur et la perte de mobilité du cou.

Les plus courantes sont :

  • Le torticolis, lié à une contracture musculaire aiguë, souvent bénigne mais douloureuse ;
  • L’entorse cervicale ou « coup du lapin », secondaire à un traumatisme en flexion-extension ;
  • La cervicarthrose, pathologie dégénérative chronique de l’adulte mûr ;
  • La névralgie cervico-brachiale, due à une compression radiculaire d’origine discale ou arthrosique.

Dans toutes ces situations, le collier cervical est un outil thérapeutique clé : il soulage la douleur, limite les mouvements nocifs, favorise la cicatrisation et rassure le patient.
Le choix du modèle (C1 à C4) dépend de la gravité de la lésion et du niveau d’immobilisation recherché, toujours dans le cadre d’une prise en charge globale associant traitement médical, rééducation et conseils posturaux.

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Chapitre 3 – Orthèses cervicales : choix et adaptation

Ce chapitre aborde les colliers cervicaux, dispositifs essentiels pour soutenir ou immobiliser le rachis cervical selon la nature de la pathologie. Leur rôle principal est de soulager la douleur, stabiliser le cou après traumatisme ou chirurgie, et favoriser la cicatrisation musculaire et ligamentaire.
On distingue quatre niveaux de maintien :

  • C1–C2 pour les douleurs bénignes et le soutien fonctionnel,
  • C3–C4 pour les entorses modérées à graves ou les suites post-opératoires.

Le choix du collier dépend de la gravité de la lésion, de l’objectif thérapeutique (repos, immobilisation, sevrage) et du confort du patient.
Une prise de mesure précise (circonférence et hauteur du cou) conditionne l’efficacité et la tolérance du dispositif.
Enfin, la bonne observance, l’entretien régulier et un sevrage progressif assurent une récupération optimale et préviennent les complications liées à l’immobilisation prolongée.

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Le Genou

Chapitre 1 – Rappel anatomique du genou

Le genou est une articulation portante majeure du membre inférieur, reliant la cuisse à la jambe. Il assure à la fois mobilité et stabilité, tout en supportant d’importantes contraintes mécaniques.
Il comprend deux articulations principales — fémoro-tibiale et fémoro-patellaire — réunies dans une même capsule synoviale.

Sa stabilité repose sur :

  • les ligaments (collatéraux et croisés) qui limitent les mouvements excessifs,
  • les ménisques, véritables amortisseurs et stabilisateurs,
  • la musculature (quadriceps, ischio-jambiers, poplité) qui assure la stabilité dynamique.

Les mouvements essentiels sont la flexion-extension, complétés par de légères rotations en flexion.
Sur le plan biomécanique, les contraintes peuvent atteindre jusqu’à dix fois le poids du corps lors des sauts ou de la course.

Une connaissance précise de cette anatomie est indispensable à la compréhension clinique des pathologies et au choix des orthèses adaptées : genouillères ligamentaires, rotuliennes, de décharge ou post-opératoires.

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Chapitre 2 – Pathologies courantes du genou

Le genou, soumis à d’importantes contraintes mécaniques, est fréquemment le siège d’atteintes traumatiques, dégénératives ou fonctionnelles.
Les principales pathologies incluent :

  • Les entorses ligamentaires (LLI, LLE, LCA, LCP), liées à des torsions ou chocs, nécessitant un appareillage de stabilisation (genouillères articulées ou proprioceptives).
  • La gonarthrose, usure du cartilage, prise en charge par orthèses de décharge ou de recentrage rotulien pour soulager la douleur et corriger les axes.
  • Les tendinites rotuliennes et syndromes d’Osgood-Schlatter, d’origine microtraumatique, où les sangles sous-rotuliennes réduisent la traction tendineuse.
  • Les instabilités rotuliennes et syndromes méniscaux, nécessitant des orthèses de guidage ou de maintien pour restaurer la stabilité articulaire.

Les orthèses du genou constituent un outil thérapeutique central, assurant protection, proprioception, décharge mécanique et accompagnement fonctionnel, à condition d’un choix adapté, d’un bon ajustement et d’un suivi rigoureux.

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Chapitre 3 – Orthèses du genou : critères de choix et prise de mesure

L’appareillage du genou vise à soutenir, stabiliser, corriger ou immobiliser l’articulation selon la pathologie et la phase de traitement. Le choix d’une orthèse repose sur trois piliers :

  • une indication médicale précise,
  • le niveau de maintien requis,
  • et l’adaptation morphologique et fonctionnelle au patient.

De la genouillère proprioceptive légère à l’orthèse rigide sur mesure, chaque dispositif répond à un besoin spécifique : prévention, rééducation, reprise sportive ou immobilisation post-traumatique.
Une prise de mesure rigoureuse – circonférences cuisse, genou et mollet – et un essayage clinique garantissent le confort, la stabilité et l’efficacité thérapeutique.
Le succès du traitement repose donc sur un triptyque essentiel : bonne indication, bonne adaptation, bon accompagnement.

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La Cheville

Chapitre 1 – Anatomie de la cheville

La cheville, ou articulation talo-crurale, relie la jambe au pied et unit le tibia, la fibula et le talus. Véritable charnière biomécanique, elle supporte plusieurs fois le poids du corps à chaque pas tout en assurant mobilité et stabilité.
Ses mouvements principaux sont la flexion dorsale (stabilité maximale) et la flexion plantaire (zone d’instabilité, souvent sujette aux entorses).

La stabilité repose sur deux systèmes complémentaires :

  • Le système passif, formé par la capsule et les ligaments (latéral externe, deltoïdien et syndesmose tibio-fibulaire) ;
  • Le système actif, composé des muscles péri-articulaires (fibulaires, tibiaux, triceps sural…) assurant la stabilisation dynamique et la proprioception.

Cette architecture fine et équilibrée explique la fréquence des lésions en cas de déséquilibre ou de contrainte excessive.
Une connaissance précise de l’anatomie de la cheville est donc indispensable à la compréhension des entorses, des instabilités et au choix des orthèses adaptées.

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Chapitre 2 – Pathologies de la cheville

Les pathologies de la cheville sont dominées par les entorses, les fractures et les instabilités chroniques.
L’entorse externe (atteinte du ligament talo-fibulaire antérieur) est la plus fréquente : elle résulte d’un mouvement d’inversion en flexion plantaire. Selon la gravité (bénigne, moyenne, grave), la prise en charge associe protocole GREC, orthèse de stabilisation et rééducation proprioceptive pour éviter les récidives.

Les fractures malléolaires ou luxations nécessitent un diagnostic radiologique précis (classification de Weber) et un traitement orthopédique ou chirurgical, suivi d’une immobilisation par botte de marche et d’une kinésithérapie adaptée.

L’instabilité chronique découle souvent d’entorses mal soignées ou répétées, se traduisant par une “cheville qui lâche”. Le traitement repose sur la rééducation proprioceptive et, dans certains cas, sur une orthèse stabilisatrice ou une reconstruction ligamentaire.

Enfin, les suites opératoires (ligamentoplastie, arthrodèse) nécessitent des attelles articulées réglables ou bottes rigides, permettant un maintien contrôlé et une reprise progressive de la marche.

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Chapitre 3 – Orthèses de la cheville : types, choix et prise de mesure

Les orthèses de cheville sont des dispositifs médicaux essentiels dans la prise en charge des entorses, instabilités ou suites opératoires. Elles assurent selon leur conception une contention, une stabilisation ou une immobilisation adaptée à la gravité de la lésion et au profil du patient.

On distingue quatre grands types :

  • Souples, à visée proprioceptive (prévention, entorses bénignes) ;
  • Semi-rigides, limitant les mouvements parasites (entorses moyennes, reprise d’activité) ;
  • Articulées, permettant un contrôle progressif de l’amplitude (post-op, instabilités sévères) ;
  • Bottes rigides ou chaussures post-opératoires, pour l’immobilisation et la reprise d’appui.

Le choix de l’orthèse dépend de la lésion, de l’objectif thérapeutique et du niveau d’activité du patient. Une prise de mesure précise (tour de cheville, pointure, morphologie) garantit un ajustement optimal et une bonne observance.

➡️ En résumé : une orthèse bien indiquée, bien mesurée et bien portée devient un outil thérapeutique actif, favorisant la guérison fonctionnelle, la proprioception et la reprise sécurisée des activités.

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Le Pied

Chapitre 1 – Anatomie et biomécanique du pied

Le pied est une structure complexe de 26 os, 33 articulations et plus de 100 muscles et ligaments, organisée en trois segments — arrière-pied, moyen-pied et avant-pied — qui assurent à la fois stabilité, mobilité et propulsion.

Son architecture triangulaire repose sur trois points d’appui (calcanéus, 1er et 5e métatarsiens), formant les voûtes plantaires longitudinale et transversale. Ces arcs élastiques permettent la répartition des charges, l’amortissement des chocs et la proprioception fine indispensable à l’équilibre.

Véritable organe de soutien et de locomotion, le pied alterne entre souplesse (amortisseur) et rigidité (propulsion) grâce à la coordination musculaire et au mécanisme du « windlass ».
Sa compréhension anatomique et fonctionnelle est essentielle pour analyser les troubles statiques et dynamiques (pied plat, creux, hallux valgus…) et adapter les solutions orthétiques correspondantes.

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Chapitre 2 – Pathologies courantes du pied

Le pied, carrefour biomécanique majeur, est exposé à diverses pathologies résultant d’un déséquilibre entre charges mécaniques, anatomie et chaussage, aggravé par le surpoids, la sédentarité ou l’activité sportive intense.

Parmi les principales affections :

  • Fasciite plantaire : inflammation de l’aponévrose, douleurs calcanéennes, prise en charge par étirements, kinésithérapie, talonnettes ou semelles orthopédiques.
  • Hallux valgus : déviation progressive du gros orteil créant un « oignon », traité par orthèses correctrices précoces ou chirurgie en cas d’évolution sévère.
  • Entorses et fractures des orteils : immobilisation partielle, orthèses ou chaussures post-opératoires selon la gravité.
  • Pied plat ou pied creux : déformations modifiant la statique et la répartition des charges, corrigées par semelles compensatrices et chaussures adaptées.

La prise en charge repose sur une approche globale, combinant bilan statique et dynamique, appareillage orthopédique individualisé, éducation du chaussage et coordination pluridisciplinaire pour prévenir douleurs, récidives et complications fonctionnelles.

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Chapitre 3 – Orthèses et appareillage du pied

L’appareillage du pied vise à corriger, soulager ou compenser les troubles statiques et dynamiques liés aux déformations, pathologies ou anomalies d’appui. Il repose sur semelles orthopédiques, orthèses plantaires et chaussures thérapeutiques, conçues pour optimiser la posture, répartir les pressions plantaires, absorber les chocs et prévenir les douleurs ou complications.

  • Semelles orthopédiques : de correction, de soutien, de décharge, sportives ou proprioceptives, fabriquées sur mesure ou thermoformables, adaptées à la morphologie, à l’activité et aux pathologies.
  • Orthèses plantaires : soutiennent les voûtes longitudinales et transversales, corrigent l’axe du pied, réduisent les appuis pathologiques et protègent les zones sensibles (diabète, neuropathie).
  • Chaussures thérapeutiques : complètent l’orthèse pour protéger, décharger et maintenir la mobilité, adaptées aux déformations, pathologies chroniques ou post-opératoires.
  • Prise de mesure et suivi : essentielle pour garantir confort, efficacité et précision, incluant empreinte plantaire, analyse statique et dynamique, ajustements réguliers et suivi pluridisciplinaire.

🔹 En synthèse : l’appareillage orthopédique transforme le pied en un outil fonctionnel et protecteur, restaurateur de l’équilibre, de la propulsion et de la prévention des récidives, intégrant diagnostic précis, adaptation personnalisée et suivi rigoureux.

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